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Mes 8 propositions pour l'école

Ecrit par Geoffroy Didier

Transmettre les fondamentaux et préparer à la vie d'adulte

Mes 8 propositions pour l'école

Non, Madame Vallaud-Belkacem, contrairement à ce que vous osez prétendre, l'école ne va pas mieux ! L'école française ne parvient plus à transmettre. Elle alimente les injustices alors qu'elle devrait être le premier outil d'égalité des chances dans la vie.

Elle ne parvient plus à transmettre les fondamentaux : lire, écrire, compter. Et même si c'est avant tout aux parents d'éduquer leurs enfants, l'école ne transmet plus non plus le respect, l'amour de la France et de la République. Comment a-t-on pu laisser certains Français, nés en France et instruits dans nos écoles, détester la France et tourner leurs armes contre elle ?

Il y a donc urgence. Urgence à transmettre les fondamentaux académiques. Mais aussi urgence à ce que l'école s'adapte à notre temps, aux réalités technologiques comme aux exigences professionnelles. L'école doit instruire nos enfants et les préparer à la vie d'adulte.

Voici ce que je propose.

1. Je veux rendre l'école maternelle obligatoire dès 3 ans, avec un vrai programme : le langage, la lecture et l'écriture.

Aujourd'hui, 20% d'une classe d'âge sort chaque année du système scolaire sans qualification ni diplôme. Dans certains quartiers, certains enfants arrivent à l'école à l'âge de 6 ans sans même savoir parler français.

Je propose de casser cette spirale en rendant la scolarité obligatoire dès l'âge de 3 ans. L'école maternelle serait ainsi incontournable et son enseignement recentré exclusivement sur les fondamentaux que sont le langage, la lecture et l'écriture. C'est dès le plus jeune âge et avant 6 ans que tout se joue.

2. Pour transmettre le respect, je propose des cours de politesse à l'école primaire, de valeurs de la République et de culture française au collège et au lycée.

Nous ne pouvons plus accepter que certains de nos enfants nourrissent un rejet de nos modes de vie et de la culture française. A l'école primaire, des cours de politesse élémentaire seront donc prodigués dans toutes les écoles. Cette politesse commence par la discipline et le respect de son maître ou de sa maîtresse d'école.

Puis, à partir du collège, de véritables cours d'éducation civique seront enseignés. De tels cours ne doivent plus être la variable d'ajustement obligée de professeurs d'Histoire contraints de les utiliser pour finir leur programme tant ils ne disposent pas assez d'heures de cours. Plutôt que de donner des leçons de morale et d'enseigner le bien et le mal ou le juste et l'injuste, je préfère que l'école privilégie l'apprentissage des valeurs de la République française (la laïcité, l'égalité de l'homme et de la femme etc.) mais aussi de la culture française : son art de vivre, son mode de vie (de la baguette de pain qui symbolise la France dans le monde à ses racines chrétiennes qui font son identité culturelle).

3. Je souhaite rendre l'uniforme obligatoire jusqu'à la fin du collège.

Une tenue sera rendue obligatoire dans chaque établissement. Par cette mesure, je souhaite à la fois gommer toutes les inégalités sociales à l'école, recréer un sentiment d'appartenance entre les élèves et instaurer la discipline.

4. Au collège, je veux donner les bases à chacun, tout en respectant les différences de tous.

Au collège, je veux un tronc commun avec les matières fondamentales que sont le français, l'anglais, les mathématiques, l'Histoire et l'éducation civique. A ces enseignements pour la plupart renforcés en terme d'horaires, je rajouterai dès la classe de 6ème la possibilité de choisir des enseignements plus divers selon les souhaits des élèves (premières bases d'économie, sciences, technologie, découverte de l'entreprise, approfondissement de l'Histoire, mécanique, etc.).     Toutes ces découvertes de disciplines lui permettront de choisir dès la 4ème la voie générale ou de l'apprentissage, que je souhaite revaloriser. Deux filières qui sont en réalité différentes mais égales : chaque enfant doit pouvoir se trouver, essayer, tenter, se tromper, recommencer, changer. A chaque niveau, une passerelle sera offerte à ceux qui auraient changé d'avis grâce au maintien d'un tronc commun solide : de la souplesse !

5. Je propose des cours de codage informatique dès l'âge de six ans.

Le codage, c'est-à-dire la programmation informatique, est non seulement un langage, un univers mais aussi et surtout l'emploi de demain. La plupart des pays asiatiques et certains pays européens, comme la Grande-Bretagne, l’ont déjà développé.  Parce que cet enseignement sera indispensable aux professionnels de demain, je propose l'enseignement de la programmation informatique dès l'âge de six ans.

6. Je propose de faire rentrer l'entreprise au lycée par deux stages obligatoires pour le baccalauréat et la possibilité pour des professionnels de donner des cours pratiques.

Je veux donner la possibilité à des professionnels de dispenser, ne serait-ce qu'une heure de cours par semaine afin que leur expérience rende des matières telles que le droit ou l'économie, par exemple, plus concrètes voire permette de faire naître des vocations.

Je veux également rendre obligatoire, pour l'obtention du baccalauréat, la réalisation de deux stages d'au moins deux semaines entre la seconde et la terminale. Cela passerait par une obligation pour les entreprises de prendre des stagiaires. Ainsi, chaque lycéen devrait être préalablement immergé dans un monde professionnel pour obtenir un diplôme académique.

7. Je propose de valoriser la rémunération des enseignants avec une part fixe généralisée, et une part variable, au mérite.

En réduisant notamment la dépense de fonctionnement de l'éducation nationale, je revaloriserai la rémunération des enseignants du premier et du second degré. Si chacun sera ainsi mieux payé, je refuse l'égalitarisme électoraliste de la gauche actuelle qui consiste à donner la même prime à tout le monde. C'est pourquoi je propose aussi une part au mérite.

Dans le cadre de la plus grande autonomie d'action que je veux leur octroyer, les chefs d'établissement seront, avec les inspecteurs d'académie, responsables de l'appréciation du degré de compétence et d'engagement du professeur.

8. Je veux continuer la lutte contre le harcèlement scolaire, notamment par une initiation obligatoire au respect et à la prudence sur Internet le plus tôt possible.

Un élève sur cinq serait aujourd'hui victime de cyber-harcèlement. J'entends responsabiliser les élèves dès le plus jeune âge : la prudence sur Internet sera intégrée aux cours d'éducation civique dès le collège.

Êtes-vous d'accord ?