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Que devrait être la politique?

Ecrit par JeanMagne

Quelques réflexions pour voir les réactions que cela suscite

Que devrait être la politique?

Bonjour,

Que devrait être la politique? Si l'éthique est l'art de se conduire, la politique doit être celui de conduire la cité, ou l’État.

Vers quoi?

- Les valeurs ? Plus personne ne sait ce qu'elles représentent et c'est devenu un mot fourre-tous qui ne signifie plus rien.

- La richesse? Peut-être, mais est-ce un but en soi ?

- La grandeur de la France ? Tout un programme, mais bien peu concret.

Revenons à la base. Chacun de nous cherche à vivre honnêtement (la plupart d'entre nous, certes), confortablement et heureux autant que faire se peut. Pour cela, il nous faut trouver autour de nous de quoi vivre décemment, faire vivre ceux que nous aimons, et tisser des liens avec notre entourage : bref, une vie en société. Nous avons d'ailleurs tous remarqué que nous sommes plus forts en société (ou en équipe) que seuls. Et ce, même si nous ne sommes pas obligés d'apprécier tous les membres de l'équipe, ce qui nous oblige alors à certaines concessions, c'est du donnant-donnant. D'où des règles de vie en société.

Il me semble que nous sommes responsables en premier de la bonne application des règles autour de nous et que ce n'est pas à l’État de se substituer à nous. L'apprentissage des règles se fait dans la plus petite société que nous connaissons, à savoir la famille. C'est là que, dans une ambiance sans doute plus bienveillante que dans celle de l’État (ce monstre froid, comme dit Nietzsche), nous apprenons les bases, nous faisons corriger et comprenons la nécessité de coopérer. Donc, l’État doit soutenir les familles.

La richesse d'un pays est la conséquence du travail de chacun. Et quand les personnes s'associent pour travailler ensemble, pourvu qu'elles coopèrent avec bonne volonté, le travail est davantage productif. Et elles coopèrent d'autant mieux qu'elles ont des règles de savoir vivre et de compréhension mutuelles communes. Donc, l’État doit soutenir le travail des entreprises, et la culture française qui permet de mieux se comprendre et coopérer. étant donné que l’État ne peut pas se permettre de tout soutenir, il privilégiera une culture, à savoir la culture française, c'est plus logique.

Le travail doit pouvoir être envisagé sur du long terme pour permettre à chacun d'en recueillir les fruits, et ce même quand nous vieillissons. Dans une culture solidaire, les jeunes prennent alors le relais. Et ces jeunes sont issus de familles. Deuxième raison pour laquelle l’État doit soutenir les familles.

Permettre aux Français de travailler, aux jeunes de prendre le relais, aux idées créatrices d'emploi de se développer, cela implique une instruction. S'il existe de nombreuses personnes capables de former et instruire les autres, il est encore plus efficace si l’État se soucie de soutenir ces personnes et, mieux, de les organiser. L’État doit donc soutenir l'instruction publique.

Afin de réduire autant que faire se peut les défaillances de chacun en matière de vie en commun, il convient de disposer d'un arbitre pour réguler cette vie, sans pour autant imposer des règles trop contraignantes. C'est le rôle de la police et de la justice. Ce sont des rôles régaliens et il est sain que ce ne soit pas affaire privée. Donc, l’État se doit d'être fort dans son rôle de police et équitable dans son rôle de justice. Il faut revenir à un peu plus d'objectivité dans ce domaine.

La protection s'exerce également face aux accidents, catastrophes. Nous pouvons mettre nos moyens en commun pour porter secours, et soulager les accidentés. C'est le rôle de la santé, des services de secours et de l'assistance publique. L’État a son rôle à jouer, mais il doit le faire avec discernement, c'est à dire en s'assurant que les personnes à qui on porte secours ne sont pas irresponsables; Cela justifie les enquêtes après accidents afin de porter aide aux victimes malgré elles, mais également, de punir les victimes ou les personnes ayant causé les accidents. L’État ne peut indemniser tout le monde sans discernement.

Enfin, il convient de protéger les Français face aux envies inévitables de prédation de leurs richesses par d'autres dans le monde. C'est le rôle de l'armée et de la police, des services de renseignement, tant économiques que politiques ou militaires.

Qu'est-ce que tout cela? C'est rechercher le bien commun et la justice, ce dernier terme s'entendant comme le fait de rendre à chacun son dû. Celui qui est responsable et contribue activement doit recevoir son dû. Celui qui reste passif ne mérite pas grand chose en revanche. Ainsi, l’État ne peut pas continuer de financer les improductifs (en fait, ceux qui ne font que toucher des allocations sans rendre de services, que ce soit en produisant, en administrant, en participant à l'instruction ou à l'éducation des jeunes, vraie richesse de notre pays. Et nous ne pouvons pas non plus nous permettre d'accueillir toute la misère du monde parce que nous n'avons pas les moyens de la payer. Si l'on revient au bien commun, nous devons assurer d'abord l'essentiel pour chacun des Français, puis, quand il y a du surplus, nous pouvons aider des étrangers, mais avec discernement : ces étrangers-là sont nos débiteurs et doivent contribuer à notre bien commun également, qui devient le leur.

Voilà quelques contours de ce qui me paraît devoir relever de l’État, encore une fois, sans que cela ne retire à chacun de nous ses propres responsabilités. A partir de là, me semble-t-il, nous pouvons faire de la politique. Dernier point : un responsable politique me paraît devoir servir ses concitoyens et non pas se servir d'eux et de leurs richesses. Or, ce n'est pas tout à fait ce que nous constatons par les temps qui courent. Servir  implique une morale. Cette morale ne vaut rien si elle est une conséquence du relativisme, puisque naturellement, le relativisme entraîne à se servir avent de servir les autres, c'est trop humain, malheureusement. Nous pourrons discuter de ce point une autre fois

Bonsoir

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